Pour débuter

L’école-maison, c’est quoi au juste ?

L’école-maison, c’est tout simplement reproduire le système scolaire dans nos maisons, n’est-ce pas ? Absolument pas! C’est bien plus que cela ! À l’ACPEQ, nous croyons que l’école-maison est un appel à transformer les petits moments du quotidien en expériences éducatives fidèles à la vision du monde de chaque famille. Qu’il s’agisse d’apprendre les fractions en concoctant des biscuits ou de se plonger dans l’histoire d’un pays au cours d’un voyage familial immersif, ce choix de vie offre aux enfants une opportunité d’apprentissage unique et créative, qui satisfait leurs passions et leurs besoins. Les compétences de bases en mathématiques, en lecture et en écriture sont enseignées dans une ambiance qui consolide les liens familiaux. Les parents peuvent s’impliquer encore plus dans le développement du caractère de leurs enfants et de leurs compétences personnelles, tout en conciliant l’horaire de leurs emplois avec le rythme de leur école-maison. Les relations sont approfondies et les problèmes sont résolus ensemble. Bref, l’école-maison est un mode de vie.

~ Ivan Cyr, Président de l’ACPEQ

~ Ivan Cyr, Président de l’ACPEQ

Enseigner à ses enfants à la maison : Pourquoi ? Comment ?

RÉFLÉCHIR

Pourquoi choisir d’enseigner à ses enfants ? Pourquoi se lancer dans une telle aventure familiale ? Les raisons et motivations qui décident une famille à opter pour la voie éducative légale de l’école-maison sont variées. 

Certains enfants vivent des difficultés d’apprentissage, pour toutes sortes de raisons,ou sont, au contraire, surdoués, et ils souffrent dans le milieu scolaire. D’autres parents-éducateurs estiment que la philosophie de l’éducation et les valeurs véhiculées à l’école publique ne correspondent pas aux attentes et/ou aux besoins des parents et/ou des enfants. Enfin, certains parents souhaiteraient inscrire leurs enfants dans une école alternative (école chrétienne, école à pédagogie Waldorf ou Montessori, etc.), mais il n’y en a pas à proximité. 

D’autres parents-éducateurs vivent et voyagent en famille et cherchent un cadre éducatif qui reste cohérent au fil des changements extérieurs. Enfin, pour une bonne partie des parents-éducateurs, le choix d’enseigner à la maison provient du désir d’accompagner en famille leurs enfants vers leur plein épanouissement humain. Le mouvement de l’enseignement à la maison est une réalité parfois difficile à cerner, car c’est une réalité multiforme. 

L’important est de vous demander ce qui vous motive. Pourquoi considérez-vous faire l’école-maison ? Quelle est votre philosophie de l’éducation ? Chaque famille vivra une expérience qui lui est propre d’après sa philosophie de l’éducation. Il est primordial de se respecter mutuellement dans cette perspective en évitant les comparaisons. 

Demandez-vous quels sont vos objectifs à court, moyen et à long termes ? Aussi, essayez de formuler vos motivations de façon positive, car c’est beaucoup plus stimulant d’avancer « pour » atteindre un bel objectif, plutôt que de ramer « contre » un problème.  

Cela vous aidera à garder le cap. Oui, au départ, c’est peut-être un problème qui vous amène à faire l’école-maison, mais vous pouvez transformer cette réalité en quelque chose de beau, qui vaut la peine d’y travailler. Par exemple, il se peut que vous ayez opté pour l’école-maison parce que votre enfant avait besoin d’un plan d’intervention pour une problématique quelconque, et vous n’arriviez pas à obtenir du réseau que ce soit mis en œuvre (situation bien connue !). C’est une facette réelle, et négative, de votre vécu. Reprendre vous-mêmes le plan vous permet d’aménager les plages horaires nécessaires à sa réalisation ; c’est l’autre facette de votre vécu. Elle est réelle aussi, mais positive et stimulante.  

Enfin, assurez-vous que tous les membres de votre famille soient prêts à s’investir dans ce projet avant de commencer. Enseigner à la maison est un projet de vie complet. Il est essentiel que les deux parents soient en accord à ce propos. Il importe de discuter en profondeur des attentes (buts poursuivis, philosophie d’éducation, valeurs à transmettre, etc.) entre mari et femme. Il faudra parfois reconsidérer le travail rémunéré du père, de la mère ou des deux parents. Vous aurez probablement à repenser votre fonctionnement journalier (séquence d’apprentissage, tâches, interruptions extérieures, etc.). Selon l’âge de vos enfants, il faudra certainement discuter aussi avec eux de ce choix. Leur pleine collaboration à leur éducation est un atout précieux. Soyez aussi conscients qu’il faut du temps pour s’adapter parfaitement à ce mode de vie, souvent une à deux annéessurtout s’il s’agit d’un retrait scolaire. Alors, restez indulgents envers vous-mêmes !  

Quand vous aurez fait le tour de la question, et formulé vos priorités de manière positive, nous vous suggérons de les écrire, de manière à pouvoir y revenir plus tard, soit pour les réévaluer, soit pour vous souvenir de vos objectifs lorsque vous vivrez des journées moins bonnes. Idéalement, vos enfants devraient aussi connaître et partager ces objectifs pour qu’ils sachent bien ce pourquoi ils vivent leur éducation en famille.  

PLANIFIER

Vous savez que vous voulez enseigner à vos enfants. Vous avez réfléchi à vos priorités familiales et éducatives, vous avez écrit vos objectifs. Jusqu’ici, vous avez répondu au « pourquoi » vivre l’école en famille. À présent, vous devez vous occuper du « comment ».  

Au départ, plusieurs parents s’interrogent sur l’organisation physique des lieux. Devraient-ils construire une salle de classe et agrandir la résidence familiale ? Sur ce point, rassurez-vous. Si certaines familles optent effectivement pour l’aménagement d’une pièce dédiée aux apprentissages, ce n’est pas une nécessité pour la plupart. Donc, voyez ce qui fonctionne le mieux pour votre famille, pour vos possibilités et votre budget. Une pièce distincte permet de laisser sur place les projets en cours, et c’est apprécié par certaines familles.Cependant, d’autres préféreront travailler à la table de la cuisine et ranger avant les repas. Des espaces de rangement peuvent être aménagés à proximité du lieu de travail pour ne citer qu’un exemple, il est possible de placer du matériel scolaire dans quelques armoires de la cuisine, au lieu de conserver des assiettes peu utilisées.  

Voici quelques suggestions de livres pour vous aider à :

Organiser votre foyer

Organiser votre temps

  •  Gérez votre temps, vivez pleinement : une méthode infaillible pour prendre en main votre emploi du temps et votre vie / Julie Morgenstern ; adapté par Lou Lamontagne.    (* N’est plus édité en français, disponible dans les bibliothèques ou en anglais  )


Organiser vos repas

Les membres de l’ACPEQ peuvent accéder à plus de suggestions en visitant leur Espace membre.  

En réalité, ce qui importe davantage pour bien planifier votre école est de choisir l’approche pédagogique, ou la combinaison d’approches, qui s’accordera le mieux avec vos objectifs et avec la vie de votre famille. N’hésitez pas à en explorer plusieurs, et à imaginer leur mise en application chez vous. Sachez aussi que rien ne vous oblige à conserver une approche si vous constatez qu’elle ne fonctionne pas bien dans votre contexte personnel.  

Un des avantages de l’école-maison est que les talents et les intérêts des enfants s’épanouissent pleinement, car le temps pour les développer en profondeur leur est offert. Les différents styles d’apprentissage déterminent l’approche pédagogique retenue (travail dans des cahiers individualisés, apprentissage par projet, etc.) Du «sur mesure » pour votre enfant, quoi de mieux !  

Bien entendu, le nombre d’enfants, l’âge de chacun d’eux, et leur implication dans les tâches quotidiennes influencent le choix de l’approche pédagogiqueDans le cas où un nouveau bébé est attendu, il faut savoir que l’école-maison permet de savourer pleinement ce moment. Prévoir plus de projets et de lectures autonomes avec les autres enfants peut faciliter la transition. Les parents disposent de la latitude nécessaire pour développer l’autonomie de leurs enfants. Déterminer des aspects «non négociables », compris par l’enfant et renforcés par les parents fait aussi partie des apprentissages. Les enfants se suivent mais ne se ressemblent pas tous, alors évitez de comparer. La vitesse d’apprentissage est propre à chacun. Les défis au niveau de la santé, tant des parents que des enfants, peuvent aussi devenir une éducation en soi, permettant l’apprentissage concret du respect des autres et de leur bien-être.

Dans les sections suivantes, nous vous présentons quelques approches pédagogiques, soit la déscolarisation, l’approche littéraire de Charlotte Mason, l’enseignement thématique, l’enseignement selon l’intérêt, l’enseignement dit classique et l’enseignement programmé. Il en existe beaucoup d’autres (Montessori, Forest School, approche éclectique, etc.) !

L’enfant planifie et organise lui-même ses activités et ses apprentissages dans son milieu naturel. Pas d’horaire fixe. De multiples ressources sont mises à sa disposition (donc beaucoup de livres). Le parent devient un mentor en répondant au désir d’apprendre lorsque l’enfant en démontre l’intérêt et les aptitudes. Pour en savoir plus, voici deux titres de John Holt disponibles en français : 

  • Les apprentissages autonomes: Comment les enfants s’instruisent sans enseignement, John Holt. 
  • Apprendre sans l’école: Des ressources pour agir et s’instruire, John Holt. Et un titre québécois, qui se trouve parfois en bibliothèque : 
  • Comme des invitées de marque» de Léandre Bergeron, Éditions Les Trois-Pistoles.  

Les apprentissages se font avec de « vrais livres » (et non des manuels scolaires) et via les expériences de la vie. L’enseignement formel vise l’acquisition des habiletés en lecture, en écriture et en mathématiques. Pour toutes les autres matières, l’apprentissage passe par le contact avec de multiples ressources, telles que les promenades en forêt, la fréquentation de musées et la lecture d’œuvres classiques. La narration et les dictées de passages intégraux de livres font partie de l’approche. Les discussions sur les lectures amènent l’enfant à tirer lui-même ses conclusions en permettant le développement de sa pensée critique.


Livres en français
:

  • La pédagogie Charlotte Mason 1, Laura Laffon
  • La pédagogie Charlotte Mason 2, Laura Laffon


Livres en anglais :
 

  • Home Education, Charlotte M. Mason 
  • A philosophy of education, Charlotte M. Mason 
  • Parents and children, Charlotte M. Mason 
  • School education, Charlotte M. Mason 

Les matières sont intégrées et pivotent autour d’un même thème et/ou d’un trait de caractère. Par exemple : «le sens de l’ordre» exploitera le thème de l’espace, la classification des végétaux, les saisons ; «être attentif» s’attardera à l’oreille, à la musique, aux oiseaux, etc. Les thèmes peuvent facilement être choisis en fonction des intérêts et passions des enfants. Il s’agit simplement d’ajouter un programme de mathématiques et quelques outils pour la grammaire et la syntaxe car il est très facile d’intégrer le français aux projets. Favorise l’apprentissage multiâges ainsi que la curiosité et la pensée critique chez l’enfant.  

Le principe est sensiblement le même que l’enseignement thématique, mais l’enfant choisit lui-même le thème selon ses passions et ses intérêts. C’est une approche intéressante pour un enfant démotivé ou qui a perdu le goût d’apprendre.  

  •  20 000 lieux sous les mers, Lise Vaillancourt. L’auteur est une québecoise qui a fait l’école maison. Ses livres sont disponibles à voyageaufonddeslivres@hotmail.com

Jusqu’à l’âge de 16 ans, l’approche classique privilégie l’apprentissage d’outils, le « Trivium ». Ces outils sont les habiletés du langage et de la pensée, avec lesquelles on peut aborder toutes les matières. Cette approche est divisée en trois phases :

6 à 10 ans : la phase « grammaire » inclut l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, l’étude du latin, le développement de l’observation, l’écoute et la mémorisation, la lecture de livres classiques, en plus d’un programme de mathématiques de base. 

10 à 12 ou 14 ans : la phase « dialectique » comprend la pensée indépendante et abstraite, l’argumentation, l’étude du latin et parfois le grec et l’hébreu, la lecture d’essais et d’œuvres critiques, bref, on interprète l’histoire. 

14 ans et plus : la phase « rhétorique » amène l’étudiant à exprimer ce qu’il pense, à l’oral et à l’écrit, de façon éloquente et persuasive. 

« N’est-ce pas le grand défaut de l’éducation aujourd’hui (…) que, bien qu’on réussisse à enseigner à nos élèves des « matières », on échoue misérablement à leur enseigner comment penser : ils apprennent tout sauf l’art d’apprendre. » (Dorothy Sayers)  

  • La perte et l’héritage, Raphaël Arteau McNeil. Cet ouvrage très pertinent sur la question de l’éducation classique a été écrit par un auteur québecois. Le livre est disponible aux Éditions du Boréal https://www.editionsboreal.qc.ca/.

     

  • Tree of Life Schoolhttps://treeoflifeathome.com/ 
    En anglais seulement, il s’agit d’un cursus classique chrétien.

    Il peut s’avérer difficile de trouver un cursus prêt à l’emploi pour cette approche pédagogique. Le plus souvent, il vous faudra effectuer plusieurs recherches et bâtir vous-mêmes un parcours.  

Habituellement, cette approche consiste à compléter un certain nombre de fascicules selon une échéance préétablie. L’enfant travaille selon un échéancier prédéterminé pour éventuellement développer une certaine autonomie. Ne convient pas aux enfants qui ont besoin de bouger et/ou de toucher pour apprendre. Les cours à distance font aussi partie de cette catégorie. Les exercices sont fournis, avec un échéancier pour le travail et la remise des travaux. 

METTRE EN OEUVRE

Lorsque vous savez pourquoi vous voulez vivre l’éducation en famille, et que vous avez décidé comment, en déterminant l’organisation physique des lieux et en choisissant une ou des approches pédagogiques, il vous reste à mettre en œuvre votre projet.  

Même si l’ACPEQ estime qu’il revient d’abord et avant tout aux parents de voir au bien-être, à la socialisation et à l’éducation de leurs enfants, peu importe leur philosophie de l’éducation, il faut que vous soyez conscients des lois en vigueur si vous voulez vivre sereinement votre école-maison.  

Au Canada, enseigner à ses enfants à la maison est légal, et ce, dans toutes les provinces et territoires. Néanmoins, l’éducation étant une compétence provinciale, votre expérience d’école-maison sera très différente selon l’endroit où vous vivez. D’ailleurs, pour les parents-éducateurs qui voyagent à travers le monde, il s’agit d’une considération importante ! Renseignez-vous avec soin sur les lois en vigueur ! 

C’est la raison pour laquelle, au moment de mettre en œuvre votre projet éducatif, l’ACPEQ vous recommande de rechercher un appui juridique dans vos diverses démarches. À cet effet, notre association est affiliée à la HSLDA (Association juridique canadienne pour l’école-maison), notre principal partenaire. La HSLDA assure à ses membres de recevoir les conseils juridiques les plus à jour, de les tenir bien informés de leurs droits et obligations légales, et de leur permettre de bénéficier d’une équipe d’avocats expérimentés dans ce domaine. Nous recommandons vivement à nos membres et, plus généralement, à tous ceux qui souhaitent faire l’école-maison, de devenir aussi membre de la HSLDA.  

Un cadre juridique a été mis en place depuis le 9 novembre 2017. Afin d’en faire le suivi, le Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement Supérieur a créé une nouvelle direction : La Direction de l’Enseignement à la Maison (DEM). Les parents-éducateurs ont donc l’obligation légale de faire parvenir leurs documents de suivi via un espace sécurisé sur le site web du Ministère : http://www.education.gouv.qc.ca/commissions-scolaires/aide-et-soutien/enseignement-a-la-maison/

Vous trouverez plus d’informations sur les documents à envoyer, ainsi que les dates limites dans la section « Espace membre » de notre site. 

Pour débuter votre projet, voici quelques conseils dans votre choix de matériel éducatif. Tout d’abord, nous vous suggérons d’investir régulièrement dans du matériel de base de qualité, comme un bon dictionnaire, une grammaire, un atlas, des livres classiques, peut-être quelques affiches, etc. 

Surtout, choisissez du matériel éducatif avec lequel vous avez envie de travailler, et non seulement en fonction d’une réforme ou d’un programme. Gardez en tête vos buts et évitez le piège de vouloir reproduire «l’école publique à la maison ». Même si vous vouliez suivre le plus possible ce qui se fait en institution scolaire, il faut savoir que certains manuels scolaires sont plus adaptés à un enseignement de groupe qu’à un enseignement de type « privé » comme à la maison. De plus, dans quelques cas, le guide de l’enseignant n’est pas disponible pour les parents-éducateurs. Un peu de recherche sera probablement nécessaire, mais ne vous inquiétez pas ! Les ressources intéressantes et appropriées abondent, et votre plus gros problème sera certainement de devoir choisir parmi toutes ces propositions.  

En choisissant de devenir membre de l’ACPEQ, vous pourrez bien sûr prendre conseil auprès d’un groupe de soutien ou via le groupe Facebook privé des membres ACPEQ . Cependant, gardez à l’esprit que chaque personne est différente, et que ce qui fonctionne pour une famille pourrait moins bien fonctionner pour vous : alors prudence dans vos achats pour éviter de plomber votre budget. Après avoir ciblé le matériel que vous pensez utiliser, il vaut parfois mieux, au départ, n’acheter un seul cahier d’une série, pour le « tester ».  

N’oubliez pas non plus l’apport d’une bonne bibliothèque publique. C’est une vraie mine d’or ! Vous pourriez même ne pas avoir besoin de manuels scolaires autres que ceux de mathématiques et de grammaire et syntaxe en français. Vos enfants acquerront toutes les autres connaissances dans de vrais livres ! L’approche par projets est tout indiquée pour cela. 

Les membres de l’ACPEQ peuvent intégrer le groupe privé Facebook ACPEQ et aussi participer à des groupes de soutien virtuel sur tous les sujets qui touchent la réalité de l’école-maison. Mis à part ce soutien virtuel, l’ACPEQ dispose d’un réseau de groupes de soutien locaux, avec lesquels elle peut mettre ses nouveaux membres en relation. Un groupe de soutien local permet généralement le ressourcement des parents-éducateurs. Informez-vous auprès de l’ACPEQ pour ces rencontres qui gagnent en popularité dans plusieurs régions.  

Chaque groupe fonctionne de manière autonome, selon les aspirations des membres locaux ; certains voudront organiser des sorties de groupe, des expositions scientifiques, des exposés oraux, des ateliers de cuisine, des clubs de discussion, etc. La croyance populaire veut que l’école-maison soit une source d’isolement, mais avec un groupe de soutien, vous constaterez au contraire que les activités abondent. Tellement, en vérité, que vous aurez à effectuer des choix. Pesez les avantages et les inconvénients des sorties en groupe. D’une part, certaines sorties requièrent un nombre minimum de participants et, d’autre part, d’autres activités conviennent davantage à un groupe plus restreint – ce qui permet de s’arrêter sans dépendre mutuellement les uns des autres. Soyez vigilants à une surdose d’activités organisées. L’épuisement occasionné par un excès de sorties peut se répercuter sur les parents-éducateurs et les enfants. Ne cherchez pas à reproduire le système scolaire ! 

Enfin, sachez impliquer les personnes ressources de votre entourage, selon leurs compétences : grands-parents, voisins, amis, etc.